Paille et poutre.

09/04/10

C’est l’histoire d’une paille qui voulait se faire aussi grosse que la poutre. Euh non, juste une incompréhension totale à la lecture de cette tribune publiée sur Rue89, dans laquelle une quinzaine de journalistes, écrivains, réalisateurs et producteurs critiquent vertement la décision de journalistes de dénoncer à la police une vingtaine de pédophiles rencontrés dans le cadre du tournage de l’émission de France 2 Les Inflitrés, les comparant à des ‘auxiliaires de police’.

J’ai un peu de mal à comprendre comment les journalistes peuvent se positionner ainsi au dessus des lois et de la morale en plaçant leur indépendance tellement haut qu’elle devrait pouvoir leur permettre de s’exonérer de prévenir d’éventuels crimes ou délits. Protéger une source, oui. Un criminel, pourquoi donc?

Par ailleurs, même si la comparaison n’est pas parfaite, en ces temps de critique acerbe de l’Eglise Catholique et du secret de la confession qui fait débat,  je m’interroge…


Pédophilie dans l’Eglise : l’Appel à la Vérité.

08/04/10

22.478 : à l’heure où j’écris ce billet, c’est le nombre de personnes qui ont signé l’Appel à la Vérité. Je vous invite cordialement, si ce n’est déjà fait, à vous joindre à cet appel lancé aux médias pour un traitement journalistique digne de ce nom concernant les affaires de pédophilie qui touchent l’Eglise Catholique.

Pour ce faire, nul besoin d’être vous-même catholique : cet appel s’adresse à toutes celles et ceux pour qui les mots ‘objectivité’, ‘vérité’, ‘éthique’ et ‘honnêteté intellectuelle’ signifient encore quelque chose.

Certes, comparés aux souffrances et aux horreurs vécues par les victimes d’actes pédophiles, les mensonges, calomnies et autres approximations qui salissent aujourd’hui le pape et toute l’Eglise peuvent apparaître bien dérisoires. Néanmoins l’honnêteté exige qu’on rende sans cesse témoignage à la Vérité, même si celle-ci n’est pas médiatiquement correcte. Surtout quand les mensonges ne servent qu’à affaiblir ceux qui se sont engagés dans une douloureuse mais nécessaire démarche de transparence et de réforme afin que ces actes criminels et odieux ne trouvent plus jamais leur place dans la maison de Dieu.

Alors lisez, signez, et faites tourner…

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Mitterrand : le malaise d’une « mauvaise vie »

07/10/09

mitterrandGlauque. C’est le mot qui me vient immédiatement à l’esprit en lisant sur le net les extraits de l’autobiographie de Frédéric Mitterrand, La Mauvaise Vie, parue en 2005. Ces extraits, je les ai découverts comme tout le monde à l’occasion de la polémique qui monte au sujet du ministre de la Culture et de sa supposée pédophilie et appétance pour le tourisme sexuel.

Vous les avez probablement déjà lus, mais je les cite quand même :

« J’ai pris le pli de payer pour des garçons […] Évidemment, j’ai lu ce qu’on a pu écrire sur le commerce des garçons d’ici .[…] Je sais ce qu’il y a de vrai. La misère ambiante, le maquereautage généralisé, les montagnes de dollars que ça rapporte quand les gosses n’en retirent que des miettes, la drogue qui fait des ravages, les maladies, les détails sordides de tout ce trafic. Mais cela ne m’empêche pas d’y retourner. Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m’excitent énormément […] On ne pourrait juger qu’un tel spectacle abominable d’un point de vue moral, mais il me plaît au-delà du raisonnable […] La profusion de jeunes garçons très attrayants et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de réfréner ou d’occulter. L’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système, celui qui fonctionne enfin car je sais qu’on ne me refusera pas. »

Personnellement, et en mettant de coté pour le moment les accusations qui sont portées contre Mr Mitterrand, je trouve ces extraits, comme d’ailleurs les interviews de l’auteur faisant la promotion de son livre à l’époque, absolument glauques. Je n’ai pas lu le bouquin (comme d’ailleurs 99% des gens donnant leur avis sur cette affaire), et ne saurais donc juger de sa qualité littéraire, ni généraliser sur le livre dans son ensemble. Néanmoins ces extraits me donnent envie de vomir, tout simplement. Cette bestialité primitive étalée à longueur de phrases, cette noirceur de l’âme, cette déchéance et cette décadence triste et sordide, tout cela me fait à la fois peur et pitié. J’espère sincèrement que la vie de cet homme ne ressemble pas à ça, j’espère pour lui que cette autobiographie n’en est pas une… Lire le reste de cette entrée »