Différent?

08/02/10

Hier matin, à la messe, j’ai repéré un ‘paroissien’ pas comme les autres. Vu de loin et de dos, ce jeune garçon semblait pourtant bien ordinaire, aussi ordinaire que ses deux soeurs et ses parents qui l’accompagnaient, aussi ordinaire que n’importe lequel des enfants présents, aussi ordinaire que vous ou moi…

Pourtant, je l’ai très rapidement distingué du reste de l’assistance, et ce sans avoir un sens de l’observation particulièrement développé : il chantait plus fort et plus faux que les autres, faisait de grands gestes, parlait quand il ‘fallait’ se taire, et semblait particulièrement protégé par sa famille et amicalement entouré par ses voisins.

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Handicapés : Assistance sexuelle ou prostitution?

17/11/09

C’est à la lecture d’un article de Rue89 que j’ai pris connaissance de cette nouvelle trouvaille en matière sexuelle. Intitulé « Des assistants sexuels pour les handicapés mentaux suisses« , l’article est consacré à une thèse sur  les différences franco-suisses sur le thème de la sexualité des handicapés, et traite plus particulièrement de l’assistance sexuelle pour les handicapés mise en place chez nos voisins. On nous apprend ainsi qu’ :

En Suisse, une association, SEHP, propose aux parents et aux institutions des listes d’assistant(e)s, dont les prestations peuvent aller d’un contact sensuel à l’aide à la masturbation, en passant par l’aide à la relation sexuelle entre deux handicapés. Certains vont jusqu’à la pénétration avec l’assistant(e).

En creusant un peu le sujet, il apparaît qu’en France de nombreuses associations ont engagé des actions de lobbying intense pour obtenir la mise en place de « services » du même genre. En 2008, un manifeste a été lancé par l’Express, intitulé bravement « Tous solidaires avec les personnes handicapées », et réclamant notamment pour les handicapés le « droit à une vie affective et sexuelle« . Aucun détail sur ce que signifie ce fameux « droit », ni ce qu’il implique en pratique, mais uniquement un commentaire : « Les relations amoureuses des personnes handicapées sont le dernier tabou. Jusqu’à quand ?« . Difficile de faire plus vague et plus elliptique, même si l’emploi du mot « tabou » est en général assez révélateur de ce qui se cache derrière. En 2008 toujours, un « Collectif Handicaps et Sexualités » a été monté, regroupant des associations reconnues (Association Française contre les Myopathies, Association des Paralysés de France, Coordination Handicap Autonomie et Handicap International). Dans son texte fondateur, ce collectif se fixe notamment comme action prioritaire l' »appui à la mise en place de services d’accompagnement érotique et/ou sexuel » sur le modèle de ce qui est pratiqué dans certains pays européens comme le Danemark, l’Allemagne, la Suisse ou les Pays-Bas.

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