Vous divaguez Monsieur Debré…

06/11/10

Dans une chronique « Parlons Vrai » de l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, le député de Paris Bernard Debré s’en prend aux jeunes qui défilaient dans les manifestations contre la réforme des retraites.

Le « Parler vrai« , c’est le nouveau hobby des politiques, la petite ritournelle que chacun d’entre eux s’empresse désormais de ressortir pour démontrer son côté responsable et respectueux du citoyen qui mérite bien la Vérité. Le genre de refrain qui s’accompagne généralement du non moins célèbre « Il faut arrêter la langue de bois!« , qui annonce très clairement la couleur, à savoir le pipeau enrobé dans de belles et doctes paroles.

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Civilisation du Déchet

04/11/10

Des destructions et des déchets à n’en plus finir, voilà bien finalement ce que nos sociétés soit disant développées savent le mieux produire : du déchet et de la destruction sous toutes les formes.

Voilà ce que nous produisons collectivement, en continuant à adhérer à la religion de la sainte croissance. Voilà ce que nous générons, en nous consumant à consommer encore et encore, toujours un peu plus. Voilà où nous sommes, en refusant de changer de paradigme.

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Chrétiens et Objecteurs de Croissance, unissez-vous!

22/06/10

La faim fait sortir le loup du bois, mais c’est un billet publié chez Patrice de Plunkett qui me pousse à sortir d’une hibernation regrettable.

Allez, lisez-le, c’est du bon, du lourd, du profond. Un peu long peut-être pour un format blog, un peu long à l’heure du twit effrené, un peu long surtout quand on veut traiter du choix radical de la sobriété.

Lisez! Si j’ai suffisamment de courage, j’essaierai de commenter plus tard, trop de matière pour un seul billet!


Décroissance.

21/04/10

J’en conviens, le mot n’est guère dans l’air du temps. Malgré la prise de conscience grandissante sur le désastre écologique vers lequel nous glissons lentement, la croissance semble encore être l’ultime absolu vers lequel nous devrions tendre. Sauver les retraites, relancer l’emploi, stabiliser voire réduire les déficits et la dette? Il faut de la croissance ma bonne dame! Mais attention, Nicolas Hulot style oblige, pas n’importe quelle croissance, de la croissance verte, certifiée conforme au politico-médiatiquement correct.

Hors de la croissance donc, point de salut. Et étant donné que croissance rime forcément avec Progrès et Développement, celui qui aurait le malheur de vouloir un tant soit peu se poser quelques questions sur la nécessité absolue de la croissance se voit immédiatement taxer de misérable avorton du retour en arrière vers les heures les plus sombres de notre histoire ©, de primate partisan d’un retour à l’âge de pierre, de dangereux extrémiste bolchévique, ou pire de criminel de lèse-économie de marché.

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No future?

16/04/10

Vous aurez sûrement remarqué une certaine absence sur ce blog depuis quelques temps. Durant la (jeune) vie de celui-ci, cela s’est déjà produit quelques fois, le plus souvent par manque d’inspiration ou bien tout simplement par paresse d’écriture. Mais cette fois-ci c’est nettement différent, l’envie manque.

L’envie, mais aussi et surtout l’espoir.

Il semble que les élections régionales aient été le déclencheur de cette crise d’espérance. Celles-ci, couplées avec la crise totale (humaine et sociale en plus d’être économique et écologique) que nous traversons, ont exacerbé un sentiment que je ressentais déjà sous une forme latente : celui du ‘no future’, le sentiment que nous nous enfonçons inéluctablement dans une décadence certaine, sous les assauts conjoints d’une mondialisation et d’un néolibéralisme destructeurs et déstructurants, le tout permis par la faillite du Politique. Dans ces conditions, à quoi bon passer des heures à aligner péniblement des mots malhabiles sur une page ouèbe visionnée par une petite centaine de personnes au quotidien (dans les bons jours), dont une grosse partie ne vient que sous l’attrait du tag ‘Beatles’?

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Elections Régionulles.

16/03/10

Pas l’envie, pas le temps de commettre un billet sur cette parodie de spectacle démocratique à laquelle nous avons assisté ce weekend pour les élections régionales. Comme annoncé, j’ai boycotté la soirée des résultats, et n’ai même pas pris part au vote pour des raisons pratiques de mauvaise organisation.

Je ne ressens bizarrement aucune gêne devant cette abstention non préméditée, alors que jusqu’ici je mettais un point d’honneur à participer à chaque consultation électorale. Et j’envisage assez sereinement le fait de ne pas me rendre non plus aux urnes le weekend prochain. De toutes façons j’aurais voté blanc, alors dans ces conditions, pourquoi et pour quoi voter?

Remplir son devoir, répondront certains. Peut-être. Mais lorsque l’on souhaite voter blanc et marquer ainsi son rejet des idées et partis présentés au suffrage populaire, et que ce même vote blanc n’est considéré que comme une statistique à peine digne d’être évoquée, ce devoir ne devient-il pas totalement inutile et entièrement théorique?

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