No future?

Vous aurez sûrement remarqué une certaine absence sur ce blog depuis quelques temps. Durant la (jeune) vie de celui-ci, cela s’est déjà produit quelques fois, le plus souvent par manque d’inspiration ou bien tout simplement par paresse d’écriture. Mais cette fois-ci c’est nettement différent, l’envie manque.

L’envie, mais aussi et surtout l’espoir.

Il semble que les élections régionales aient été le déclencheur de cette crise d’espérance. Celles-ci, couplées avec la crise totale (humaine et sociale en plus d’être économique et écologique) que nous traversons, ont exacerbé un sentiment que je ressentais déjà sous une forme latente : celui du ‘no future’, le sentiment que nous nous enfonçons inéluctablement dans une décadence certaine, sous les assauts conjoints d’une mondialisation et d’un néolibéralisme destructeurs et déstructurants, le tout permis par la faillite du Politique. Dans ces conditions, à quoi bon passer des heures à aligner péniblement des mots malhabiles sur une page ouèbe visionnée par une petite centaine de personnes au quotidien (dans les bons jours), dont une grosse partie ne vient que sous l’attrait du tag ‘Beatles’?

Je ne suis pourtant pas d’un caractère pessimiste, bien au contraire. Et pourtant. Comment continuer à espérer quand on peut constater à quel point notre société semble au bord de l’implosion? A quel point nous vivons dans un monde qui écrase l’Homme, nous privant de toute perspective et de tout sens? Le libéralisme individuel puis économique nous a abusivement fait miroiter l’espoir d’un monde où l’Homme, libéré de toute entrave, limite ou structure morale et économique, parviendrait à un bonheur dont jusqu’ici il était honteusement privé. En réalité, faire sauter les verrous de la Morale, c’est pousser l’Homme vers l’unique satisfaction de tous ses instincts primaires et le conduire (mais en chantant) vers sa propre ruine et son propre malheur. Et c’est d’ailleurs la limite d’une démocratie privée de l’éclairage de la Morale : remplacez le bien commun par l’intérêt général, et vous n’obtiendrez qu’un dramatique alignement par le bas et une simple convergence d’intérêts égoïstes.

Rien de nouveau me direz-vous. Et c’est juste, sauf que la crise actuelle apporte un éclairage cruel sur la situation catastrophique dans laquelle ce libéralisme poussé à son extrême nous a conduit. Et tend à relativiser sérieusement l’espoir que l’on pouvait placer dans une humanisation progressive du système par le biais de la modification des comportements individuels, tant l’inertie est forte, tant les individus sont devenus esclaves de leurs passions, de leurs acquis et de leurs conforts, tant nous ne sommes absolument pas prêts à renoncer à des libertés qui en réalité nous enchaînent. Et ce d’autant plus qu’aucun homme ou formation politique ne propose de projet global ou de véritable révolution au service de l’Homme.

Or c’est bien d’une révolution dont nous avons absolument besoin. Sans une profonde remise en cause de la façon dont nous vivons, sans l’avènement d’un humanisme intégral et radical, je ne vois point d’issue à la situation dans laquelle nous nous trouvons, où les plus faibles sont systématiquement et consciencieusement écrasés et broyés par les plus forts. Il est évident que cette révolution ne pourra advenir que si chacun d’entre nous la vit au quotidien. Mais je crois que cela ne sera clairement pas suffisant : sans une volonté politique de replacer l’Homme au cœur du système socio-économique, il me semble illusoire de penser que l’on parviendra à se sortir de la lente mais inéluctable déliquescence dans laquelle notre pays s’enfonce.

Révolution politique donc. Aucun des partis dits ‘de gouvernements’ ne m’en paraît capable, et il est très clair que si je vote à nouveau, mon suffrage ne se portera jamais sur eux. Nicolas Dupont-Aignan m’est assez sympathique et je me retrouve dans la majeure partie de ce qu’il peut proposer. Mais la ‘révolution’ qu’il propose (voir sur ce sujet l’excellent billet de Malakine) me paraît à la fois trop technique et trop orientée sur les seules options économiques pour me satisfaire, et ce d’autant plus qu’elle ne propose que de corriger les défauts du système alors que je crois qu’il faut aller bien plus loin, en changeant profondément de système et en construisant un réel projet de société. Une politique de Civilisation en quelque sorte, comme a dit l’autre dans un éclair de lucidité d’un discours bien vite démenti par les actes.

C’est cette radicalité que je recherche donc. Sans être d’accord avec toutes les options qu’ils avancent, c’est aujourd’hui des thèses des objecteurs de croissance dont je me sens le plus proche. Eux ont au moins le mérite de proposer une vision globale clairement orientée sur l’Homme, et non sur le plaisir, l’argent, ou la planète. Au passage, si vous avez l’occasion, lisez le journal La Décroissance : pas cher, pas de pube, et un contenu surprenant. Quant à moi, j’espère pouvoir commettre prochainement quelques billets à leur sujet, voilà un sujet nettement plus passionnant que la réforme des retraites en 3 mois, la guerre des conseillers de l’Élysée, ou l’hypothèse d’un Borloo candidat à la présidentielle. Risible.

Ah oui, j’oubliais : lisez Caritas In Veritate aussi. Ca décoiffe.

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17 Responses to No future?

  1. Stellae dit :

    Marrant (si je puis dire), j’aurai pu écrire le même billet. Je crois aussi que l’acharnement médiatique sur le pape et l’Eglise joue aussi un rôle dans ce coup de déprime. Un déluge de mauvaise foi et de haine, forcément, ça ne remonte pas le moral. Surtout lorsque c’est pour s’attaquer à une institution et un homme qui possèdent les clés pour nous faire sortir de cette crise.
    Comme un piège qui se referme, à la fois sur l’Eglise et le monde…

    Pour finir, tu peux pas savoir à quel point ça me fait du bien de voir un catholique reconnaître ce qu’il y a de bon dans les thèses des objecteurs de croissance. Même si ce n’est pas un crime, c’est parfois lourd de rencontrer tant de frères qui s’accomodent si facilement du libéralisme, en partie parce qu’ils sont du bon côté de la barrière.

    Si jamais tu es parisien, avec grand plaisir pour te rencontrer un jour, sinon à plus.

  2. René de Sévérac dit :

    « les plus faibles sont […] écrasés et broyés par les plus forts ».
    Non. Les plus forts (Hyper-classe mondiale) alliés aux plus faibles (Lumpen Prolétariat du Sud) écrasent et démoralisent la classe moyenne.
    Ça vous choque. « Le monde moderne est envahi de vielles vertus chrétiennes devenues folles » (G. K. Chesterton)

    Une remarque pour vous démoraliser :
    Savez-vous quand cessera la grève à la SNCF ?
    dès que cette dernière acceptera de payer les jours de grève. Vous ne pensez pas que les cheminots accepteraient de perdre un tiers de leur salaire pour « l’amélioration du service » ?

  3. Gilles Texier dit :

    A rené de Severac : merci de dénoncer le complot des plus pauvres (alliés aux plus forts, je ne savais pas non plus, encore merci pour votre réinformation). Et oui, ça me choque, merci de ne pas confondre le courage de l’artisan de paix et le courage du cynique.

  4. Alain LEDAIN dit :

    C’est toujours avec impatience que j’attends vos articles. Continuez à écrire : je vous y encourage…

  5. Jenny dit :

    je suis comme Alain Ledain, j’attends les messages de Laloose avec impatience chaque fois que je me connecte… en me espérant toujours que ce n’est pas une mauvaise nouvelle qui le retient loin de Bloguequipeut ; mais j’avais raison d’être un peu inquiète. Perso, je n’ai pas d’enfants et j’ai parfois des pensées similaires qui me font penser « serait-ce raisonnable d’en avoir quand on entend ce qu’on entend, qu’on voit ce qu’on voit etc. ? » Alors, Laloose, pour la charmante frimousse qui elle, j’en suis sûre, vous redonne le sourire dans 99% des cas, il faut retrouver l’espoir et croire en l’Espérance !! Plus facile à dire qu’à faire peut-être mais si nous nous taisons, les pierres crieront !
    Continuez à écrire : vous aidez vos lecteurs à réfléchir sur ces questions en partageant avec beaucoup de tact vos idées et vos sentiments.

  6. Laloose dit :

    @Jenny & Alain : merci, vraiment.

    @Stellae : oui je suppose que la concommitance avec les attaques contre Benoit XVI a joué. Il est l’homme à abattre non seulement car il est une des voix qui crient dans le désert, mais aussi parce que l’analyse de son encyclique est redoutable pour ce système pourri.

    Concernant les catholiques et le libéralisme, c’est compliqué. La notion de liberté est primordiale pour le chrétien, et je suppose que beaucoup s’accomodent du libéralisme, même dans sa tendance manifestement suicidaire, parce d’autres alternatives n’apparaissent pas en dehors des thématiques d’extrême gauche et communistes qui ne peuvent satisfaire une écrasante majorité des cathos.
    Beacoup doivent également penser qu’on peut corriger le tir, que le Politique en a encore les moyens, ce que je pense être une erreur à cause de l’Europe et de la mondialisation qui réduit fortement l’influence du politique.
    C’est un vaste sujet, je ne serais pas aussi catégorique que toi sur l’aspect « bon côté de la barrière » même si cela peut jouer. Il me semble que finalement trop peu de cathos ont réellement étudié caritas in veritate, et que nous sommes généralement trop respectueux des règles et trop minoritaires médiatiquement pour pouvoir sentir le courage de nous mettre dans une posture d’opposition vigoureuse.
    Vaste débat, à poursuivre sur le net car je ne suis pas parisien mais campagnard et heureux de l’être 🙂
    A nous de faire connaitre mieux la simplicité volontaire!

  7. Laloose dit :

    @ René : je n’ai pas bien saisi le rôle supposé du lumpen prolétariat du sud, pouvez-vous développer?

    • René de Sévérac dit :

      Les prolétaires du Sud (d’Afrique du nord ou sub-saharienne) sont les nouveaux pauvres dont la Super Classe Mondiale a besoin pour jouer la compétition mondiale.
      Ils vont progressivement se substituer à la population de souche (en gros, la classe moyenne) et comme ils sont de culture islamique, les chances de les voir s’assimiler (comme les vagues précédentes) sont nulles.
      Si on ajoute à cela la nouvelle religion (Droits de l’Homme) qui régit l’espace européen etcultive la culpabilité des indigènes à l’égard des allogènes, il est aisé de deviner l’issue.

      « Le monde moderne est envahi de vielles vertus chrétiennes devenues folles »; G. K. Chesterton

      Le titre de votre billet est un bon résumé de la situation.

  8. Alain LEDAIN dit :

    @Laloose
    Sachez qu’au delà du monde catholique, des hommes et femmes ont apprécié la dernière encyclique Caritas In Veritate. C’est mon cas et je suis chrétien protestant évangélique.
    D’autre part, beaucoup aspirent à autre chose. Le problème est sans doute qu’ils ne trouvent pas dans les partis politiques actuels une représentation complète de leurs idées.
    Notez aussi que le monde médiatique parisien avec sa pensée unique, sa « bien-pensance » ne représente pas le pays.
    Comme je vous l’ai écrit (avec Jenny), nous avons besoin que vous poursuiviez votre travail. En tant que chrétiens (et qu’importe nos dénominations), nous avons l’impérieuse nécessité d’être le sel de la terre et une force de propositions. Pour cela, nous avons besoin de plateforme d’échanges et votre blog en est une.
    Bien amicalement,
    Alain

  9. Alain LEDAIN dit :

    Connaissez-vous le site de « Démocratie et spiritualité » ?
    (http://www.democratie-spiritualite.org/-Pacte-civique-.html)
    Il y a de très bonnes choses pour construire un vivre ensemble qui ne résume pas à un hyper-matérialisme.
    Je vous recommande aussi la lecture de ce document :
    http://www.groupe-esa.com/IMG/pdf/leconInaugurale2009.pdf

  10. Laloose dit :

    @ René : Je comprends mieux.Il ne s’agit donc pas d’une alliance, mais bien d’une exploitation supplémentaire. Cela dit, je ne crois pas à la théorie des envahisseurs, même soumis à l’exploitation. Les ultralibéraux ont certes besoin d’une main d’oeuvre bon marché et corvéable à merci, mais ils auront beaucoup plus de facilité à l’exploiter directement sur place plutot que de l’importer.

    @ Alain : Merci pour ces liens précieux, tout particulièrement le deuxième qui s’est révélé à la fois très agréable à lire et très enrichissant.
    Comme vous le dites, beaucoup et de plus en plus de gens aspirent à autre chose : mais avant de déterminer comment mettre en place cet « autre chose », le tout est de savoir ce qu’il est précisément. La tendance actuelle est bien trop orientée sur une optique « ne changeons rien sur le fond, il suffit de consommer autrement » (autrement = vert), sachant qu’en parallèle beaucoup font rimer croissance, donc consommation, et Progrès. Alors qu’en réalité, c’est bien cette rime qu’il faut casser : le progrès est de l’ordre de l’être, et non de l’avoir. C’est bien donc réellement cet « être » qu’il faut replacer au coeur de nos priorités. Mais comment est-ce encore politiquement possible, alors que les gouvernants ont volontairement ou non abdiqué la majeure partie de leur pouvoir aux mains des marchands en tous genres?
    Je veux bien croire qu’en rendant les gens meilleurs nous finirons par changer le monde, mais avons-nous le temps d’attendre? Notre pays s’écroule de toutes parts, peut-on attendre?
    Beaucoup diront : « fais ce que peux, advienne que pourra », fais ton devoir et garde la foi… Mais je cherche des pistes concrètes d’action politique, car je ne peux me résoudre à simplement espérer, en regardant mon pays et mes compatriotes, comme la Terre et tous ces malheureux, crever moralement et physiquement pour satisfaire l’appétit de richesses démesuré de quelques uns.
    Mais il faut être réaliste : cela a pris des dizaines d’années pour en arriver là, il en faudra au moins autant pour en sortir. En espérant que d’ici là la guerre et la désolation ne surviennent pas, ce qui n’est pas gagné étant donné les sentiments de frustrations (morales et physiques) que l’ultra-capitalisme a généré.
    « Et moi, je suis avec vous jusqu’à la fin des temps » : nous en avons bien besoin…

    Merci Alain.

    • René de Sévérac dit :

      « je ne crois pas à la théorie des envahisseurs » : optimisme ou naïveté ?
      Il n’est pas question de considérer les « alliances objectives » mais d’observer une situation.
      On peut détruire une structure sans viser cet objectif mais par des comportements produisant indirectement le même résultat.
      « cela a pris des dizaines d’années pour en arriver là, il en faudra au moins autant pour en sortir. » Donc vous êtes optimiste : bonne chance. Je suis trop vieux pour croire à cet espoir.

      • Alain LEDAIN dit :

        La question n’est pas d’être optimiste ou pessimiste mais plutôt de savoir ce que nous pouvons faire concrètement aujourd’hui. A cause de ma foi chrétienne, je me refuse l’abandon…

  11. Alain LEDAIN dit :

    @René
    Pour sûr, vous n’êtes pas optimiste. Mais faut-il l’être ?…
    @Laloose
    Nous allons inéluctablement vers une crise : celle provoquée par l’après-pétrole et la détérioration de l’environnement (réchauffement climatique).
    Or, toute crise est une chance. Celle qui vient est une chance pour nous de promouvoir de nouvelles manières de vivre ensemble fondées sur du sens, de sortir du « matérialisme mercantile », de redéfinir ce qu’est une vie bonne, désirée, souhaitée, de donner de l’importance à la dimension relationnelle de la vie plutôt qu’aux conditions matérielles, de promouvoir l’être sur l’avoir et, en église, d’entrer dans un « vivre ensemble » prophétique, inspirateur pour nos contemporains.
    (Selon Elena Lasida, économiste, chargée de mission à Justice et Paix, maître de conférence à la Faculté de Sciences Sociales et Economiques de l’Institut Catholique de Paris. Source : « Vivre autrement – Pour un développement durable et solidaire » – Semaines sociales de France – Editions Bayard © 2008)
    Une chance aussi de renouveler notre relation à la création et de nous repentir…

    L’Histoire nous donne rendez-vous (à nous, chrétiens). Il nous faut y être présents.
    On cherchera sans doute à nous abattre. Inutile de vous dire que je n’apprécie pas la tempête médiatique contre l’église catholique et le pape. A travers elle, c’est le Christianisme que l’on veut mettre hors course, hors du rendez-vous historique qui nous attend.

    Et puis, cher Laloose, même si vous et moi ressentons comme une urgence à agir, soyons des ferments comme le fut un Saint François d’Assise. Le ferment est peu de chose : pourtant, il fait lever toute la pâte.
    Votre travail sur ce blog y participe. Il a de la valeur.

    Je vous laisse un lien vers mon blog : http://alain-ledain.eklablog.com/vivre-ou-survivre-apres-la-societe-de-consommation-4-scenarios-a-l-hor-a1126979

  12. NM dit :

    Allez Laloose !
    Il faut surtout trouver une ou deux choses à faire personnellement. C’est lorsque l’on n’y parvient pas que l’on a le droit de déprimer… mais pas avant d’avoir tenter d’agir : raisonnablement, personnellement et à son niveau. Un blog comme le tien est déjà une bonne chose !
    PS : estime toi heureux que tes visiteurs viennent par le tag Beatles moi j’en ai un petit paquet qui vient par Simone de Beauvoir !!

  13. Laloose dit :

    @ René : la destruction de la « structure » me parait nettement du fait d’un ultra-libéralisme au sens large (économique mais aussi social et personnel) que de présumés envahisseurs. Si ces envahisseurs sont aussi mal intégrés, et si l’on craint qu’ils ne fassent voler en éclat notre modèle de société, c’est bien que celui-ci n’existe plus que dans un imaginaire collectif. Le problème présent ou futur de ces « envahisseurs » me prait bien être une conséquence, et non une cause de l’implosion de la société.

    @ Alain : je considère que le problème du pétrole et même la crise écologique sont des détails… Encore une fois à mon sens, une crise systémique ne peut se régler que par une alternative systémique, et non uniquement financière ou économique ou sociétale ou fiscale ou politique : c’est bien notre modèle de société sur le plan global, mais également nos comportements personnels qu’il faut changer.
    Et quand je parle de comportements personnels, je les inclue TOUS, et pas seulement notre empreinte écologique type je fais le tri sélectif mais je maintiens mon comportement consumériste primaire (et primate) qui lui est la cause directe de la crise écologique mondiale et économico-sociale en france.
    Mais je suis d’accord : l’Histoire nous donne rendez-vous.

    @NM : Ne ressens-tu pas l’urgence d’une réponse politique? Je suis entièrement d’accord sur les choses à faire personnellement, et je me reproche déjà assez de ne pas en faire plus. Difficile de trouver l’équilibre. Je suis bien conscient que notre responsabilité personnelle est d’agir avec nos moyens, et en premier lieu autour de nous. Mais ces gouttes d’eau, indispensables, suffiront-elle à faire un fleuve? Une réelle Foi permettrait de répondre « oui », mais je doute. Les puissances en jeu sont tellement énormes, et enchaînent si bien les volontés humaines, que je doute.
    PS : vu comme cela effectivement… En plus, les beatles viennent d’être pardonnés par le Vatican pour leur phrase malheureuse « nous sommes plus populaires que Jesus-Christ » alors 🙂

  14. René de Sévérac dit :

    « je ne crois pas à la théorie des envahisseurs » ..
    et vous avez raison, sinon aucun espoir n’est possible.

    Une remarque malgré tout concernant l’alliance objective : dès lors que la mondialisation (et sa règle du jeu -religion des Droits de l’Homme-) est acceptée par tous, le monde doit s’égaliser : pourquoi des privilèges pour la chrétienté (l’occident si vous préférez) et donc la société que le christianisme a bâtie n’a plus de raison d’être.
    Seule la « Super Classe » (vous pouvez y substituer un autre terme) peut prospérer sur un monde dont le Brésil est l’archétype. Dans la période intérimaire, il faut maintenir un bon niveau de vie aux « envahisseurs » (pardon, je sais que vous n’aimez pas le mot) pour atténuer le risque d’implosion.

    Ne m’en veuillez pas, mais j’ai été militant toute ma vie (développement, socialiste, …) alors le réveil est dur.

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