Petits bonheurs, petits malheurs…

Blanche-Neige.

Petit bonheur : sortir de chez soi, et marcher résolument dans une neige toute neuve pour profiter de ce si sympathique petit crissement sous ses pas.

Petit malheur : aller changer de pantalon suite à un petit crissement sur une plaque de verglas traîtreusement dissimulée au milieu de la poudre blanche…

Neige, encore.

Petit bonheur : ressentir cet agréable frisson d’excitation à rouler sur une petite route secondaire, sinueuse et enneigée, qu’on sent bien glissante…

Petit malheur : que ladite route ne soit pas suffisemment encombrée pour empêcher d’aller au travail…

Fierté paternelle.

Petit bonheur : entendre sa fille dire pour la première fois  « papa ».

Petit malheur : s’apercevoir qu’elle appelle également la nourrice, sa poupée et le biberon « papa ».

Musique.

Petit bonheur : retrouver un CD fétiche qu’on pensait perdu à tout jamais, égaré dans un déménagement ou chez une personne à qui on l’avait prêté.

Petit malheur : après l’avoir fébrilement inséré dans un lecteur, découvrir qu’il est définitivement rayé…

Variante, en pire.

Petit bonheur : exhumer d’un carton plein de vieux vêtements, longtemps ignoré dans le garage, un des t-shirts mythiques de sa lointaine jeunesse.

Petit malheur : se rendre compte des dégats qu’une meute de souris enragées peut infliger à une pièce de tissu, fut-elle mythique.

Pause café.

Petit bonheur : en manque de café depuis le mug du matin et sans monnaie pour assouvir son vice, sentir tout au fond de la poche de son jean une pièce, signe tangible de la proximité des retrouvailles avec le précieux liquide brûlant.

Petit malheur : c’est une pièce de 20 centimes. Le café en coûte 30.

Histoire de couette.

Petit bonheur : rentrant frigorifié après avoir fumé dehors sa petite clope du soir sous une température polaire, imaginer avec délectation se glisser sous une bonne couette moelleuse, dans un lit bien réchauffé par la femme de sa vie partie se coucher une heure plus tôt.

Petit malheur : la femme de votre vie aime bien cette couette moelleuse. Elle s’est même enroulée dedans.

Mangez des pommes!

Petit bonheur : vous raffolez des pommes. Chance, il en reste une et une seule. Croquer dedans à pleines dents, sans bouder son plaisir, jouissant déjà du bruit du « croc! » bien spécifique à ce fruit, en attendant de pouvoir profiter de ce goût subtil de fraicheur et de sucre qui ne saurait tarder…

Petit malheur : l’asticot n’est pas spécialement frais. Ni sucré.

Gourmandise.

Petit bonheur : rentrer du boulot affamé, et se précipiter vers le frigo pour faire une petite, tout petite dégustation d’andouille, de saucisson, ou de jambon sec. Avec des cornichons.

Petit malheur : emporté par l’enthousiasme, ouvrir la porte du frigo un peu trop vite. Assister sans pouvoir rien faire à la chute de ce gros pot de confiture qui tenait un peu (trop) en équilibre dans un compartiment de cette même porte. Et au dramatique changement de couleur d’une partie de ses chaussures et du bas de son pantalon.

Le coup de la panne.

Petit bonheur : fait exceptionnel, se réveiller particulièrement en forme et bien reposé. Parfaitement d’attaque pour une journée qui s’annonce chargée, avec notamment une réunion importante dès 9h.

Petit malheur : il EST 9h00.

Blogue qui peut…

Petit bonheur : enfin, s’accorder un peu de temps pour bloguer, le soir, quand tout est calme. Le petit café est là, avec sa fumée rassurante. L’environnement est propice, l’envie d’écrire bien présente après de nombreux jours sans réelle motivation.

Petit malheur : c’est idiot, mais vous n’avez (encore) rien à dire…

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10 Responses to Petits bonheurs, petits malheurs…

  1. Castafiore dit :

    On a bien ri, ri, ri, à votre numéro, ro, ro
    Et l’on vous dit merci, ci, ci,
    ET BRAVOOOOOOOOOOOO!!!!!

  2. Oscar dit :

    savoureux…

  3. Héroïne dit :

    cette petite lecture fut rès agréable !!
    merci 🙂

  4. doc dit :

    Je fais suivre cet excellent billet,de nature à faire concurrence aux antidépresseurs … Pour ma part je me suis sentie bien concernée par le coup de la panne …

  5. pelmer dit :

    Excellent !
    Ce qui est amusant, c’est que j’ai reçu ce post via doc, sans le nom de l’auteur. Mais plus je lisais, et plus je pensais à Laloose, avant que la conclusion ne confirme mes soupçons. C’est beau, non ?

  6. Laloose dit :

    Excellent Pelmer, effectivement c’est beau 🙂

    Merci à vous!

  7. Nemo dit :

    J’adore (c’est tellement vrai)! Bravo !

  8. le chafouin dit :

    Enorme! Je l’ai recu par mail sans penser que c’etait de toi… Tres bon billet. J’ai bien ri…

  9. David dit :

    petit plaisir du matin, cliquer sur un lien. et découvrir qu’on aurait aimé l’écrire plutôt que de s’énerver pour rien.

  10. Laloose dit :

    S’énerver pour quoi?
    Si ce billet a pu servir à égayer un matin, alors vous m’en voyez ravi…

    Merci Nemo, Chafouin et David!

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