Un lobby à l’école…

Effarant. De vadrouille sur le net, je tombe complètement par hasard sur cette info de la semaine dernière, passée étonnamment inapercue : SOS homophobie agréée au titre des associations complémentaires de l’enseignement public. Ni une ni deux je fonce sur le site de la dite association et tombe sur leur communiqué de presse dont je reproduis ici quelques extraits:

Après les recteurs de Créteil, Paris et Versailles, le ministre de l’éducation nationale vient d’accorder l’agrément national à l’association SOS homophobie, pour ses interventions en milieu scolaire, après avis favorable du conseil national des associations complémentaires de l’enseignement public.

SOS homophobie se réjouit de cette décision conforme aux recommandations publiées par la HALDE. C’est une avancée importante en faveur de la lutte contre l’homophobie en milieu scolaire.

SOS homophobie sera très vigilante quant à la poursuite de l’effort. Pour continuer dans cette voie il faut impérativement sensibiliser les élèves mais aussi les personnels éducatifs. La lutte contre les exclusions et les discriminations en raison de l’orientation sexuelle et l’identité de genre doit absolument faire partie des programmes de la formation initiale et de la formation continue des personnels.Les manuels doivent dire la vérité sur ces questions, en histoire, en littérature, dans l’enseignement artistique, au lieu de d’évoquer des « amitiés tapageuses » s’agissant d’homosexualité. Les établissements scolaires doivent clairement disposer de structures permettant de communiquer sur le sujet : affiches, personnes ressources, inscription explicite dans le règlement intérieur.

SOS homophobie redoublera d’efforts pour aborder ces enjeux, forte de cet agrément national et restera extrêmement attentive à l’évolution de la situation et à la mise en œuvre de la politique amorcée par le ministère de l’éducation nationale.

 Je croyais naïvement jusqu’ici que l’école n’était et ne devait être qu’un lieu d’instruction. Il est vrai que vus les résultats catastrophiques des politiques menées en la matière depuis de nombreuses années, on pouvait douter de la qualité de cette instruction, mais néanmoins celle-ci était selon moi la seule chose qui devait être dispensée à l’école. L’éducation, quant à elle, revient aux parents et à eux seuls. A la rigueur, je ne conteste pas l’utilité d’un zeste d’éducation civique ou d’apprentissage des règles élémentaires de la vie en société. Mais l’éducation, non, mille fois non, l’école n’est pas le lieu pour cela, et encore moins le lieu pour délivrer les messages orientés de la dernière association ou lobby « anti-truc » à la mode sous couverts de bons sentiments…

Car bons sentiments il y a, et je ne le conteste pas. Qui peut se réjouir que des discriminations puissent exister à l’encontre de telles ou telles personnes? Là n’est pas le sujet. Etant donné les difficultés que peuvent rencontrer les parents dans leur mission, je ne suis clairement pas contre la promotion dans le cadre de l’école du respect d’autrui, concept nettement plus intelligent que la simple « tolérance », mot complètement vide de sens qui nous est rabaché à longueur journées… Tolérance au nom de laquelle on voudrait nous imposer l’acceptation inconditionnelle de n’importe quel comportement, attitude ou croyance. On voudrait tout à la fois supprimer le principe même de « norme » et nous obliger à considérer comme « normal » tout et n’importe quoi sous peine de crime. Personnellement, cette tolérance ne me dit rien qui vaille. Au contraire, j’aimerais bien qu’on me laisse le  droit de considérer que certains comportements ne sont pas « normaux » ou « naturels », ce qui ne m’empêchera en aucune façon de rester parfaitement respectueux envers les personnes, avec leur histoire, leur motivation, leur liberté et surtout leur humanité,  et de réprouver les discriminations dont ils pourraient faire l’objet. Mais je suis et veux rester libre (et je souhaite que mes enfants le soient également) de ne pas cautionner n’importe quel comportement au nom de cette pseudo tolérance.

Et surtout quand celle-ci varie au gré des modes ou des pressions de tel ou tel lobby… Au nom de quoi la lutte contre l’homophobie deviendrait-elle une nouvelle matière enseignée en classe alors que SOS-Transphobie n’a pas (encore!) sa place attitrée? Chacune des associations anti-X ou truc-phobie aura-t-elle à terme son créneau pour venir dispenser son discours particulariste à des élèves déjà en peine de savoir correctement lire, écrire et compter? Il n’y a réellement aucune raison d’isoler le cas de telle ou telle discrimination : apprendre à respecter l’être humain en général me paraît être un programme nettement plus intelligent.

Enfin, il me semble que l’école n’a pas vocation à devenir un lieu de propagande destinée à forger les idées des futurs citoyens mais qu’elle devrait être concentrée sur l’apprentissage des savoirs,  de la culture et des concepts nécessaires à l’élaboration de leur propre réflexion et de leurs propres idées. En ce sens, cette initiative parait réellement aberrante, et ce d’autant plus que je n’ai clairement aucunement confiance dans une association ouvertement militante pour délivrer un message neutre : promotion du respect pourquoi pas, promotion de comportements sexuels individuels, clairement non.

Publicités

14 Responses to Un lobby à l’école…

  1. Héroïne dit :

    Je vais peut-être vous étonner mon cher Laloose, mais je suis irrévocablement en accord avec vous 🙂 (j’entend la petite voix dans ta tête, HOURA !)
    Bref, il est aberrant de voir la dirrection que prend l’enseignement (et non l’éduction, car il est effectivement, aux parents d’éduquer!), cela me désole.
    les propos homophobes entendus dans la bouche des enfants en cour de récréation, proviennent en premier lieu, de la bouche de leurs parents, cela va de soi.
    Par conséquent, s’ils veulent vraiment faire de la prévention, pourquoi ne pas proposer l’association « homophobe anonyme » !!!! *joke*

  2. AncillaDomini dit :

    Bah ! L’Etat ne se contente plus de réglementer les comportements (son rôle, finalement, quand ce n’est pas trop intrusif), il faut maintenant qu’il nous apprenne à bien penser. Tous pareil, tous dans le même sens.
    Il n’y avait pas un truc du genre « liberté de penser » dans les vieux papelards de la ‘épublique ? Ah ! Que c’est beau, tant de zèle à se contredire ! Je suis bluffée ! 😀

    Une petite remarque, tout de même… La ‘épublique supposant l’adhésion à des valeurs communes, peut-on s’étonner de ce que l’Etat cherche sans arrêt à maîtriser la pensée de ses citoyens ?
    C’est plus qu’on choix de société : c’est inhérent à un tel régime.
    C’est pour ça que j’ai changé de bord, d’ailleurs : ce n’est pas la monarchie soit bonne, mais la dictature du peuple est pire.

  3. Laloose dit :

    @servanteduseigneur : le lien entre adhésion à des valeurs communes et maitrise de la pensée me parait plus que ténu… Imaginons que vous êtes catholique : la religion catholique suppose une adhésion à des valeurs communes mais soutiendriez vous que l’Église cherche à maitriser vos pensées?

  4. Laloose dit :

    @héroïne : effectivement je suis stupéfait 🙂
    ce qui me choque en fait ce n’est pas qu’une association soit autorisée à défendre son « bout de gras », je me doute bien que cela n’ira pas au delà du raisonnable, les profs étant généralement assez attachés à leur prérogatives. C’est plus le politico-moralement correct qui veut que certaines discriminations soient plus affreuses que d’autres et le côté antieducatif que cela induit. J’insiste sur cette notion de respect d’autrui car malheureusement je constate que malgré tous ces combats antidiscrmination, ce respect est de moins en moins présent, ce qui montre bien l’inanité de telles mesures.

  5. AncillaDomini dit :

    @ Laloose :
    Il y a une différence fondamentale entre une religion et un régime.
    Je suis catholique. Si je dis l’inverse de ce que proclame l’Eglise, tout en me prétendant encore catholique, ça pose un problème… Mais je peux le résoudre en changeant de religion. Je retrouverais alors une place au milieu de croyances, de valeurs et d’idées qui me conviennent.
    Avec la republique, c’est pareil pour le début du raisonnement : si je n’adhère pas à ses valeurs, ça pose problème… Mais la suite se gâte ! Puisque l’appartenance à la nation française est définie depuis 200 ans par l’adhésion aux valeurs républicaines (évolutives, mais passons…), si je n’adhère pas à ces valeurs, je suis au ban de ma propre nation… C’est ballot. Surtout que, la nation, contrairement à la religion, on ne peut pas en changer (les immigrés de 1ère génération restent vicéralement attachés à leur pays, ce sont leurs enfants qui s’intègrent au nouveau pays).
    Voyez-vous la nuance ?

  6. AncillaDomini dit :

    En gros, je n’en voudrais pas à la république si j’étais condamnée (amende, prison, ce que vous voulez) parce que je conteste sa légitimité. Un régime se doit de se protéger lui-même et, en l’occurence, je ne fais clairement pas partie des amis de la ‘épublique.
    Mais il y a une différence entre protéger son intégrité, pour un régime, et imposer la seule bonne façon de penser officielle à ceux qui lui sont subordonnés. Les lois contre le racisme, l’homophobie, ou officialisant la seule version acceptable de l’esclavage ou de la Shoah (je précise que je ne suis pas négationniste) n’ont pas lieu d’être : le délit d’injure publique ou de diffamation suffit largement. Le reste, c’est de la discussion historique ou sociologique, et l’argument d’autorité n’a pas à se substituer à la raison. Surtout dans un système qui se prétend démocratique.
    Vous allez me répondre que l’Eglise use partout de l’argument d’autorité… mais l’Eglise n’est pas démocratique et ne prétend pas l’être. 😉

  7. Laloose dit :

    Dans tout ce que vous décrivez, le souci de ne parait pas vraiment être les valeurs républicaines ou même le régime républicain, mais plus la dictature de la pensée qui s’est développée ces dernières décennies, et qui n’a rien à voir avec la République.

    Face aux évolutions actuelles, les valeurs républicaines, complètement galvaudées, apparaissent finalement comme un refuge souhaitable, et comme présentant une certaine « morale », qui a totalement disparu aujourd’hui.

    Mais bon nous nous égarons 🙂

  8. AncillaDomini dit :

    Bah… tout dépend ce que vous appelez « valeurs républicaines ». Je serais assez d’accord avec vous, s’il ne se trouvait pas que, justement, ces « valeurs républicaines » ont changé.
    C’est normal, dans le fond : si une république est démocratique, elle a les valeurs de son peuple. Comme ces valeurs évoluent au cours du temps (aucune société n’est figée indéfiniment), forcément, celles du régime suivent.

    En fait, je ne suis pas plus monarchiste que Machiavel (autant dire pas du tout). Il a fait une remarque assez intéressante : pour lui, aucun régime n’est idéal, car un régime commence à se corrompre dès le moment où il est mis en place. Lorsque la décadence est consommée, on passe au suivant, selon le cycle monarchie-oligarchie-république.
    Il dit aussi autre chose d’intéressant : un Etat qui achève un cycle en entame rarement un 2ème, parce qu’il s’écroule avant, le pouvoir de plus en plus faible ne pouvant plus contenir les attaques extérieures. Zut…

    Bon, pour en revenir au sujet, je ne crois pas que l’on puisse attendre de la république qu’elle remette ses anciennes valeurs au goût du jour. Cet élan, il me semble, ne peut venir que du peuple, qui n’a pas l’air très disposé à rétablir la morale du XIXème…
    C’est vrai qu’une monarchie, en théorie, ça vient du peuple aussi, et il n’a pas l’air très disposé non plus… J’ai horreur des réflexions de Machiavel quand il a raison ! 😀

  9. Laloose dit :

    La notion de morale est tout de même primordiale, même si pas très à la mode. Et elle peut être un point sur lequel pas mal de monde d’horizons politiques assez différents peuvent se retrouver. Un Chevenement par exemple a à mon avis plus de sens de la morale qu’un Copé…
    Mais comme vous je ne pense pas non plus qu’elle puisse (re)venir du politique, mais plutôt de par la société civile c’est à dire nous.

    Allez hop au boulot 🙂

  10. Max dit :

    L’école selon vous ne doit « être qu’un lieu d’instruction » tandis que « l’éducation, quant à elle, revient aux parents et à eux seuls ».
    Vous ne vous étiez jamais aperçue jusqu’ici qu’il existe un « Ministère de l’éducation nationale » ?
    Au fait…

  11. Laloose dit :

    Max, rassurez-vous, ce fait ne m’avait pas échappé. Ceci dit, ce n’est pas parce que ce ministère porte ce nom qu’il est selon moi autorisé à s’occuper de ce que seuls les parents sont légitimement en droit d’apporter à leurs enfants. Je dis bien « légitimement », car l’Etat n’a pas vocation à éduquer. Il n’a d’ailleurs pas théoriquement vocation à instruire, mais il s’est saisi de cette charge, à tort ou à raison ce n’est pas le sujet. Quoiqu’il en soit, nous ne sommes pas dans un système totalitaire où l’Etat doit se mêler de dire aux citoyens, et notamment aux enfants, ce qu’ils doivent PENSER. C’est au parents seuls qu’incombe cette tâche, charge à l’Etat de s’assurer le cas échéant que cette mission parentale est correctement effectuée.

  12. do dit :

    La théorie du Gender, pensée aux US, a semble-t-il pour origine la lutte contre la surpopulation -bête noire des élites américaines- en diminuant globalement la fécondité des couples.

    que ce soit enseigné dans les universités françaises sous le prétexte de la liberté sexuelle et de l’ouverture à la différence, c’est au mieux stupide, car c’est plutôt une vaste manipulation contre la distinction homme-femme et contre la liberté de fonder une famille en les incitant à formatter précocement leur sexualité dans une forme stérile pour les empêcher de faire trop d’enfants plus tard!

  13. Max dit :

    Vous dîtes : « Quoiqu’il en soit, nous ne sommes pas dans un système totalitaire où l’Etat doit se mêler de dire aux citoyens, et notamment aux enfants, ce qu’ils doivent PENSER. C’est au parents seuls qu’incombe cette tâche… »

    Les parents qui pensent que leur boulot consiste à dire à leurs enfants ce qu’ils « doivent penser », se trompent. Personne n’a à dire à personne ce qu’il « doit penser ».

    Bien évidemment ce que disent les parents (mais surtout en vérité ce qu’ils FONT, c’est-à-dire plus fondamentalement encore ce qu’ils SONT) imprègne les enfants, ça va de soi et ça se passe tout seul, mais cela est une autre question et n’a strictement rien à voir avec l’illusion qui consisterait à se croire fondé à dire aux enfants « ce qu’ils doivent penser ».

    Heureusement encore qu’il existe l’école (qu’on aime laïque, gratuite et obligatoire) pour relativiser et contrebalancer les préjugés dont de tels parents bourrent le crâne de leurs enfants…

    Au fait, tout cela est venu au départ d’une information concernant une association qui a obtenu le droit de figurer parmi les intervenants accrédités en milieu scolaire. Je pense que le fait qu’il s’agisse de SOS homophobie ne compte pas pour rien dans votre réaction, et je soupçonne votre indignation d’avoir un petit quelque chose de sélectif…

    Par ailleurs, je ne vois pas en quoi le fait que des associations soient accréditées pour intervenir dans des écoles participerait forcément d’une dérive perverse visant à formater l’esprit des élèves en leur imposant ce qu’ils « doivent penser ». En principe il s’agit d’apporter des infos ou un éclairage particuliers, le tout étant placé sous la responsabilité d’un enseignant et s’intégrant à un projet pédagogique d’ensemble. (Ce qui n’a rien à voir avec une discussion dans le cadre de la famille).

    L’école doit être un lieu spécifique, non soumis aux pressions de la société environnante (tout particulièrement à celles de la publicité) et non soumis non plus à l’influence directe des parents (qui ont par ailleurs le droit de savoir ce qui s’y passe). En même temps elle est là pour donner aux élèves des moyens et des repères pour comprendre le monde environnant (et pas seulement « l’instruction » traditionnelle même si c’est là son métier de base incontestable). On ne voit pas en quoi des interventions de personnes extérieures invitées à participer à un projet pédagogique, seraient forcément en soi catastrophiques et intolérables.

    ————–

    Comme disait le merveilleux Khalil Gibran dans « Le Prophète » (en reprenant plus ou moins Lao Tseu) : « Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils ne viennent pas de vous mais ils viennent à travers vous. Ils sont l’appel de la vie à elle-même ».

    Quand on a compris ça, il y a beaucoup de discours sur l’éducation, l’enseignement, l’instruction et que sais-je encore – qui s’écroulent, se dissolvent, s’annulent d’eux-mêmes…

    ———

    PS.
    L’intervention de « Do » sur « La théorie du gender, pensée aux US… », est d’une connerie pathétique.

  14. Laloose dit :

    @max :

    > sur le fait que les parents doivent apprendre à penser à leurs enfants : en relisant ma phrase, j’ai d’abord pensé que j’etais allé un peu loin dans les termes utilisés. Et puis en fait , en y réfléchissant, non : les parents se doivent de transmettre un certain nombre de valeurs, et de ce fait influent lourdement sur la facon de penser de leurs enfants. Donc à proprement parler on ne leur dit pas ce qu’ils doivent penser, mais indirectement si, par la transmission d’un certain nombre de concepts et de valeurs.
    Cela dit, d’accord avec ce que vous soulignez sur l’influence de « ce qu’ils font et sont » : la valeur de l’exemple (positif ou négatif) est extrêmement puissante. Mais l’exemple ne fait pas tout,car tout ne peut pas être « démontré » de façon empirique.

    « Heureusement encore qu’il existe l’école pour relativiser et contrebalancer les préjugés dont de tels parents bourrent le crâne de leurs enfants… ». > Ben oui tiens. Les parents sont tellement indignes qu’on pourrait d’ailleurs leur retirer la garde de leurs enfants et confier celle-ci à l’éducation nationale qui elle est absente de tout préjugé. C’est d’ailleurs ce qu’on faisait avec les Jeunesses Hitlériennes, et c’était super. Je suis désolé, mais la république et ses institutions n’ont pas à intéférer dans l’éducation des enfants. L’instruction leur a été déléguée (en partie), pourquoi pas.Mais l’Etat n’a aucune LEGITIMITE à effectuer l’éducation.

    « je soupçonne votre indignation d’avoir un petit quelque chose de sélectif… ».
    > Certes, je vous accorde ce point. Je ne me serais probablement pas inquiété si l’association de défense des canards sauvages avait fait irruption à l’école. Cela dit, c’est SOS Homophobie qui s’est elle-même vantée de cette accréditation, je n’ai fait que réagir… Et quand bien même cette indignation serait « selective », qu’en déduiriez-vous?

    « En principe il s’agit d’apporter des infos ou un éclairage particuliers ».
    > Voilà, on est au coeur du sujet, deux choses me gênent. Ce « en principe » suggère déjà une pratique différente de la théorie. Et ce « éclairage particulier » me dérange tout autant. L’école PEUT être un lieu, pourquoi pas, où l’on réinsiste sur la notion de RESPECT d’AUTRUI. Respect qui permettra ensuite aux enfants d’être parfaitement tolérant à l’égard de toute différence quelle qu’elle soit. Le « particulier » signifie implicitement que certaines différences ou discriminations sont plus que d’autres inacceptables, ce qui n’est pas le cas. Toutes le sont, et tout autant. C’est donc bien le RESPECT qu’il faut prôner, et non pas un combat antidicriminatoire sur tel ou tel sujet bien particulier.

    « L’école doit être un lieu spécifique, non soumis aux pressions de la société environnante (tout particulièrement à celles de la publicité) et non soumis non plus à l’influence directe des parents »

    >bien d’accord sur la publicité, en revanche j’ai du mal à voir à quoi vous faites allusion quand vous parlez d’influence directe des parents. Ceux-ci sont parfaitement en droit de choisir le projet pédagogique qu’ils souhaitent pour leurs enfants, et c’est d’ailleurs pour cela que l’école libre existe.

    « On ne voit pas en quoi des interventions de personnes extérieures invitées à participer à un projet pédagogique, seraient forcément en soi catastrophiques et intolérables ».
    > Encore une fois, l’intervention de personnels extérieurs de me choque pas. C’est la défense d’intérêts PARTICULIERS qui me dérange profondément (cf supra), de même que l’irruption en milieu scolaire d’associations militantes, et donc plus sujettes que d’autres à la subjectivité. Je ne critique pas ce manque d’objectivité, il est inhérent à la notion même de militantisme. Mais pas de militantisme à l’école, merci bien…

    > enfin concernant votre appréciation du commentaire de Do, il faudrait lui répondre directement et de façon un peu plus argumentée que « connerie pathétique » qui ne permet pas réellement de faire progresser le schmilblick 🙂

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :