Dominique de Villepin a donc annoncé récemment la création d’un nouveau parti ‘au service des français’. Comme l’a bien souligné le Chafouin, cette annonce faite au lendemain d’élections régionales qui ont démontré à la fois l’usure du pouvoir en place, l’échec de la stratégie du parti unique UMPiste et la déshérence des électeurs de la droite modérée s’inscrit fort opportunément dans une stratégie de reconquête d’un électorat centriste dont la conquête s’avèrera cruciale dans l’optique de la bataille présidentielle de 2012. On en est déjà là.
Car si Sarkozy apparaissait récemment encore incontournable de l’extrême droite jusqu’au centre gauche, les dernières élections et la difficile sortie de crise rebattent complètement les cartes, avec une gauche qui parait reprendre des couleurs et une droite qui semble avoir perdu sa vista et son champion naturel : autant la gauche paraissait divisée et soumise à une guerre des égos, autant elle semble ressoudée et capable de gagner, à défaut de porter un projet politique construit. Et autant la droite de Sarkozy semblait porter un message clair et cohérent, celui de la réforme et de la rupture, autant ce message apparaît désormais brouillé, louvoyant et inefficace.
Publié par Laloose 
Aïe. De François Fillon, cela m’étonne. Cela détonne. Il m’avait habitué à une image de sérieux et de pondération. D’une certaine forme de dignité aussi, malgré le nombre impressionnant de couleuvres qu’il s’oblige à avaler en tant que Premier Ministre d’un Sarkozy omniprésident. Dignité, masochisme, ou bien volonté de s’assurer coûte que coûte une retraite politique dorée. Allez savoir…
Créer le buzz. Alimenter les revues de presse. Réagir sur tous les sujets. Occuper l’espace. Se faire entendre. Se faire citer. Etre présent en permanence. Faire parler de soi quoiqu’il en coûte. Si nécessaire en racontant n’importe quoi, sur n’importe quel sujet. Là n’est pas le plus important.
Je n’ai rien compris à l’affaire Clearstream. Autant vous le dire tout de suite, comme ça au moins c’est fait. J’aurais peut-être pu vous la jouer “ouiii je vais vous raconter toute l’histoire, un truc de fou où vous allez tout comprendre d’un coup d’un seul, et où après je vous délivrerai une analyse exceptionnelle et exclusive de la situation, qui fera basculer le procès”, mais bon certaines fois il faut savoir se la jouer modeste, et surtout réaliste. Et puis de toutes façons vous l’auriez bien su un jour ou l’autre alors…
Sujet difficile que la taxe carbone. D’abord parce qu’on nous explique que c’est une taxe sans en être une… Ensuite parce qu’on nous parle de taxer la tonne de CO2, et qu’il est difficile de se représenter ce que cela signifie concrètement…
Étant actuellement indisponible au blog pour cause de préparation intensive d’une cérémonie familiale (en l’occurrence un baptême), je ne suis pas à même de pouvoir prendre du temps pour réagir à une actualité pourtant fournie, et notamment au discrédit porté à François Fillon par le président Sarkozy qui le désavoue publiquement sur le montant de la taxe carbone (vous savez la taxe qui n’en est pas une…) Bref, pour ne pas laisser mes lecteurs en panne de sujets, je leur propose ce modeste texte écrit en janvier 2006 sur le conflit Irakien et sur la nécessaire (à mes yeux) ré implication de la France aux côtés de ses alliés en Irak. A la relecture de ce texte, j’ai pu constater combien grandes sont ses limites et ses défauts. Mais je vous le livre tel quel, ce sera de toutes façons mieux que rien.