Brice de Nice Beauvau avait, il faut bien le dire, fort mal débuté sa nouvelle mission au ministère de l’Intérieur : affaire du préfet Paul Girot de Langlade, polémique autour de propos jugés racistes, chiffres de la délinquance jugés mauvais en septembre, puis polémique suite à son idée de couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans, bref une rentrée difficile pour celui qui se verrait pourtant bien profiter de ce ministère à l’aura particulière pour se créer une véritable stature d’homme d’Etat et suivre ainsi l’exemple de son idole NS², Notre Seigneur Nicolas Sarkozy. Après de tels débuts, il convenait de se relancer politiquement et médiatiquement, et pour celà rien de tel que s’offrir une bonne grosse conférence de presse!
Ah la rupture, ça faisait longtemps qu’on en avait pas entendu parler… Mais là, paf, elle revient sur le devant de la scène puisque le ministre nous annonce, grandiloquent et ravi, une “rupture avec la tendance à la hausse de la délinquance“. Bigre, à première vue, on se dit que les chiffres, ces fameux chiffres qui servent désormais de seul étalon pour juger de la pertinence d’une politique, doivent être réellement bons pour justifier un tel enthousiasme et la convocation en fanfare de dizaines de journalistes.
Publié par Laloose
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