“Petite polémique dérisoire”. Ce sont les mots employés par François Fillon pour tenter de calmer le jeu après les propos controversés de la ministre de l’Outre Mer Marie-Luce Penchard. Celle-ci s’est en effet brillamment illustrée lors d’un meeting pour les élections régionales en Guadeloupe où elle est en deuxième position sur la liste UMP, déclarant :
Il y a des enjeux considérables, financiers, nous en sommes à une enveloppe de près de 500 millions d’euros pour l’Outre Mer et cela me ferait mal de voir cette manne financière quitter la Guadeloupe au bénéfice de la Guyane, au bénéfice de la Réunion, au bénéfice de la Martinique et demain dire Enfants de la Guadeloupe, je ne suis pas capable d’apporter quelque chose à mon pays!
Même si je vis en métropole, mon coeur est ici et restera ici ! Et je n’ai envie de servir qu’une population, c’est la population guadeloupéenne!
Ces propos ont immédiatement fait scandale, naturellement à gauche où sa démission est réclamée à cor et à cri, mais également à droite où en dehors du gouvernement qui fait bloc pour la défendre, plusieurs voix se sont fait entendre pour condamner cette déclaration.
Publié par Laloose
Aïe. De François Fillon, cela m’étonne. Cela détonne. Il m’avait habitué à une image de sérieux et de pondération. D’une certaine forme de dignité aussi, malgré le nombre impressionnant de couleuvres qu’il s’oblige à avaler en tant que Premier Ministre d’un Sarkozy omniprésident. Dignité, masochisme, ou bien volonté de s’assurer coûte que coûte une retraite politique dorée. Allez savoir…
Étant actuellement indisponible au blog pour cause de préparation intensive d’une cérémonie familiale (en l’occurrence un baptême), je ne suis pas à même de pouvoir prendre du temps pour réagir à une actualité pourtant fournie, et notamment au discrédit porté à François Fillon par le président Sarkozy qui le désavoue publiquement sur le montant de la taxe carbone (vous savez la taxe qui n’en est pas une…) Bref, pour ne pas laisser mes lecteurs en panne de sujets, je leur propose ce modeste texte écrit en janvier 2006 sur le conflit Irakien et sur la nécessaire (à mes yeux) ré implication de la France aux côtés de ses alliés en Irak. A la relecture de ce texte, j’ai pu constater combien grandes sont ses limites et ses défauts. Mais je vous le livre tel quel, ce sera de toutes façons mieux que rien.